LE CERCLE DE LECTURE DE L'OMBRE


Depuis la fin de 2015 l'envie était là ! Elle avait germé à partir des fréquentations des soirées Lectures annuelles à Jarnioux, de celle du "Bouquine en Bar" de Lantignie et du Festival.

 

En 2016 c'est parti : de nombreux amoureux des livres, des idées et des mots ont souhaité pouvoir se retrouver pour échanger autour de la lecture en toute convivialité. Ce cercle est aussi l’occasion de se rendre ensemble à des « événements » autour du livre, à la médiathèque, librairie des Marais, une pièce de théâtre en lien avec la littérature, Villa Gillet…

 

Le cercle est grand ouvert à tout membre de l'association qui le souhaite.

 

Prochain rendez-vous le 10 octobre 2018 à la maison des associations de Jarnioux.

Cercle de lecture du 02/07/18

 Cercle consacré à Sorj Chalendon

Biographie de Sorj Chalandon 

 

Sorj Chalandon, né à Tunis le 16 mai 19521, est un journaliste et écrivain français

 Il a été journaliste au quotidien Libération de 1973 à février 2007. Membre de la presse judiciaire, grand reporter, puis rédacteur en chef adjoint de ce quotidien, il est l'auteur de reportages sur l“Irlande du Nord et le procès de Klaus Barbie qui lui ont valu le prix Albert-Londres en 19882.

 

Écrivain, il a aussi publié sept romans chez Grasset dont une Promesse qui a reçu le prix Médicis en 2006 et Le Quatrième mur, Prix Goncourt des lycéens 2013.

 

 Par ailleurs, il a participé à l’écriture de la saison 2 de la série télévisée Reporters

 

et travaillé avec le créateur de cette série sur les arches d'une troisième saison finalement abandonnée par Canal+

 

Depuis août 2009, Sorj Chalandon est journaliste au Canard enchaîné, ainsi que critique cinéma.

 

 En 2008, son roman Mon traitre s'inspire de son histoire personnelle : son amitié avec Denis Donaldson, vue par le biais d'un narrateur parisien luthier ; trois ans plus tard, l'histoire romancée est racontée sous l'angle du « traître », dans Retour à Killybegs. Ce roman obtient le Grand prix du roman de l'Académie française3 en 2011.

 

 De 2008 à 2012, Sorj Chalandon fut le parrain du Festival du Premier Roman de Laval, organisé par Lecture en Tête. Depuis 2013 Il est le Président du Jury du Prix Littéraire du Deuxième Roman.

 

 Entre 2007 et 2009, Sorj Chalandon devient formateur régulier au Centre de formation des journalistes à Paris6.

 

 En 2010, Sorj Chalandon, apparaît en dernière partie du film documentaire de Jean-Paul Mari Sans blessures apparentes — dont la thématique est consacrée aux « damnés de la guerre» ainsi qu'aux séquelles psycho-émotionnelles qui en résultent.

 

 Le 14 novembre 2013 à Rennes, le prix Goncourt des lycéens lui est attribué pour Le Quatrième Mur publié chez Grasset, roman sur l'utopie d'un metteur en scène qui décide de monter Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth dans les années 1980, pendant la guerre du Liban10.

 

 En 2017, il publie le roman Le Jour d'avant, sur la catastrophe minière de Liévin-Lens qui a fait 42 morts le 27 décembre 1974.

 

Interview dans Le Temps en 2017

 

Tous vos livres procèdent d’une colère?

 SJ : D’une blessure. Mais ici, il n’y a pas de blessure personnelle, je ne suis ni du nord ni frère de mineur. Jusqu’à présent, je pouvais presque toujours dire que mes romans avaient une dimension autobiographique et les lecteurs y adhéraient aussi pour ça. La part de moi dans ce livre, c’est une colère noire.

 

 Tous vos héros sont tentés par la violence…

 SJ : Oui, j’en viens. J’ai été reporter de guerre pendant vingt ans pour épuiser la violence que mon père avait semée en moi. Il fallait que je rentre fragile de ces lieux de chaos. Je ne suis pas certain que j’aurais pu être père à mon tour si je n’avais pas été malmené par les guerres. Ce sont les enfants blessés, les enfants morts qui m’ont ramené à la réalité. C’est terrible, les enfants battus qui reproduisent. Ça aurait pu m’arriver.

 

Pourquoi être passé à la fiction?

 SJ : Quand j’étais sur le terrain, j’avais des petits carnets en spirale et j’écrivais mes reportages sur les pages de droite. Sur celles de gauche, je notais tout ce que je ressentais, ma colère, ma peur, mes larmes, mon envie de rentrer à la maison, toutes ces choses indicibles qui ne devaient pas rester en moi comme un poison. Mes romans sont la somme de mes pages de gauche. Chaque fois que je fais un livre, ce n’est pas pour approfondir mon travail de journaliste, c’est pour m’approprier le «je». Un envoyé spécial ne peut pas dire: «Je pleure à Sabra et Châtila.» J’ai le droit de pleurer dans un roman.

 

 Votre phrase est courte, sous tension. Et par moments, elle se libère en vagues lyriques. Quel est le ressort de votre écriture?

SJ : Je suis bègue. Et asthmatique. Tout vient de là. Dans mon premier roman, Le Petit Bonzi, je mets en scène un garçon de 12 ans à Lyon, c’est moi. Je voulais parler de la douleur d’un enfant bègue. Les gens pensent que le bègue est un peu sot. En fait, il a trop de mots et ces mots restent en gorge, n’arrivent pas au bord des lèvres. Ça oblige à un vocabulaire immense. Si le mot «rouge» ne sort pas, il faut qu’il y ait en réserve «pourpre, garance, vermeil», etc. Le bégaiement m’a appris à respecter les mots et à chercher le plus approprié. Je coupe donc plus que je n’écris. Lorsque j’atteins l’os, je sais que je n’ai pas trahi. Une phrase, c’est comme un soldat qui part à l’assaut et qui se cache derrière le point avant de repartir à l’assaut.

 

 Quel est le livre qui a changé votre vie à 15 ans?

 SJ : L’Insurgé et L’Enfant de Jules Vallès. C’est un ami qui me les a prêtés, je les ai lus en cachette. Mon Dieu que c’était beau. Je réalisais que je n’étais pas seul, qu’on avait le droit de se révolter. La première fois que j’ai eu de la colère en moi, c’est grâce à Jules Valles.

 

- Le livre que vous offrez?

 SJ : Si c’est un homme de Primo Levi. Après ça, tout était dit. Et puis les romans de Simenon que j’adore. Il n’y a pas de truc. Tout est juste. On ne joue pas.

 

Les livres présentés:

 

Le petit Bonzi 2005 : L’histoire d’un enfant bègue, son histoire

 

La promesse 2006 : Prix Médicis 6 En Mayenne, une maison vide, 7 personnes vont et viennent le soir. Une promesse d’enfance faite à Etienne et Fauvette

 

Mon traitre 2008 : L’amitié d’un luthier français et d’un militant de l’IRA. Pendant 40 ans, cet homme trahi son camp et son ami.

 

La légende de nos pères 2009 : Après sa mort, sa fille enquête sur son père, un héros de la Résistance.  « J'ai accepté d'écrire son histoire, sans imaginer qu'elle allait nous précipiter lui et moi en enfer »

 

Retour à Killysberg 2011: Même histoire que Mon traitre, mais racontée par le traitre. Une plongée trerrible dans la réalité de cette guerre.

 

Le 4ème mur 2013 : Prix Goncourt des lycéens Antigone montée et jouée au Liban en plein cœur de la guerre

 

Profession du père 2015 : L’histoire d’Emile, 12 ans, partagé entre l'amour, la peur, la fascination.pour son père.  Il y aussi la violence et les coups. Et la mère, soumise et craintive, qui ne dit rien.

 

Le jour d’avant 2017 : « Venge-nous de la mine ».  En enquêtant sur la tragédie de la mine de Liévin, le 27 décembre 1974, Michel remonte le temps et son histoire. Un roman terrible qui se transforme en un palpitant suspense judiciaire.

 

Cercle de lecture du 25/04/18

Cercle de lecture du 25 avril 2018 :

 

Choix d’un auteur pour l’année : Sorj Chalendon, pour le dernier cercle de juin, lire un ou plusieurs de ses livres et les présenter en fin d’année.

 

Livres présentés:

 

-Marceline: Vers la Beauté de D.Foenkinos
Belle écriture. Belle histoire. De plus en plus consistant... malgré une réputation de légéreté.

 

-Annick: Une dernière danse de V. Hishop

A Grenade, la tragique histoire de la cité de Garcia Lorca et de la famille qui tenait les lieux.
Une trame proche de celle de  l'île des oubliés

 

-Maurice: Retour à Killybegs de S. Chalendon
Apre, dur, tellement vrai que l'émotion palpite . Histoire.

 

-Danièle: My absolute Darling de G.Tallent

L'histoire tourmentée de Turtle. Une belle langue. Un livre phénomène de l'année 2017 aux États-Unis

 

-Agnès:Un si beau diplome de Mukasonga Scholastique

Un diplôme pour échapper à la mort ou la misère. Du Burundi à la France avec humour malgré la gravité.

 

-Patrick: L’archipel des Solovki de Zakhar Prilepine. L'histoire romancé du premier camp du régime soviétique a 160 km du Pôle Nord, genèse du Goulag. De la folie et de l'âme russe.

 

-Pascale: Histoire des femmes de M.Perrot
Michelle Perrot a surtout contribué à l’émergence de l’histoire des femmes et du genre, dont elle est l’une des pionnières en France.

 

 

Cercle de lecture du 14/03/18

 

Cercle de lecture du 14 mars 2018 :

 

 

 

Choix d’un auteur pour l’année : Sorj Chalendon, pour le dernier cercle de juin, lire un ou plusieurs de ses livres et les présenter en fin d’année.

 

Livres présentés:

 

-Marceline: L’art de perdre de Alice Zeniter

 

-Danièle: La vengeance du pardon de E.E.Schmidt

 

-Georges:La Tache de P.Roth

 

-Sabine: Bad Girl de N.Huston

 

-Agnès:Le jour des Corneilles de Beauchemin

 

-Patrick: Transatlantic de Colum Mc Cann

 

-Maurice: lit actuellement Le pape des escargots de Vincenot

 

-Bernadette:La Tresse de Laetitia Colombani

 

-Pascale: trois saisons d’orage de C.Coulon

 

 

Cercle de lecture du 22/11/17

 

Cercle de lecture du 22 novembre 2017:

 

Choix d’un auteur pour l’année : Sorj Chalendon, pour le dernier cercle de juin, lire un ou plusieurs de ses livres et les présenter en fin d’année.

 

Au sujet du livre emprunté de Laurent Gaudé : « Écoutez nos défaites“

 Fait parler de grands hommes (Hannibal, Grant…) de grandes défaites ou victoires, l‘occident fonctionne par dualité:(noir/blanc…) alors que l’orient voit plus un tout, vision holistique, histoire contemporaine.

 

« Babylone » de Yasmina Reza

 Histoire de deux couples qui se rencontrent dans un immeuble lors d’une soirée assez piquante, et survient un drame… traite de l’isolement malgré la proximité, rien ne circule malgré les paroles échangées, chute surprenante

 

« Le bureau des jardins et des échanges » de Didier Decoin

 Se passe au Japon au 12è s. Kazuro, pêcheur fournisseur de l’empereur, se noie, et sa femme, Miyouki va relever le défi et le remplacer pour livrer les carpes…Facile à lire.

 

 

« L‘art de perdre“ de Alice Zeniter

 Goncourt des lycéens, traditionnelle qualité. L’histoire de harkis qui arrivent à Rivesaltes, puis sur 3 générations, la question de la langue, de la parole… du retour en Algérie, livre autobiographique, très touchant.

 

« Un loup pour l’homme » de Brigitte Giraud

 Autrice lyonnaise, raconte l’histoire de ses parents, sa mère enceinte pendant que son père est à la guerre d’Algérie, où il rencontre et accompagne un soldat muet“ suite au choc traumatique subi par la guerre, sa mère part en Algérie et accouche là-bas…

 

« Par amour » de Valérie Tong Cuong

 L’histoire de deux familles havraises pendant la Seconde Guerre mondiale. Dont l’une recueille des enfants d’Algérie, qui vivent dans de bonnes conditions et ont du mal à repartir, conflits entre pro et anti pétainistes…

 

« L’héritage d’Esther » de Sandor Marai

 Auteur hongrois. L 'Héritage d Esther, rassemble en un bref récit tout ce qui fait l'art de Marai. Retirée dans une maison qui menace ruine, engourdie dans une solitude qui la protège, une femme déjà vieillissante voit soudain ressurgir le seul homme qu'elle a aimé et qui lui a tout pris, ou presque, avant de disparaître vingt ans plus tôt. »

 

 La date du prochain cercle sera communiquée prochainement

Cercle de lecture du 27/09/17

Compte-rendu du cercle de lecture du 27 septembre 2017

 

 

 

 

 

Livres présentés :

 

-« Des Clous » et « Attente du soir » de Tatiana ARFEL

 

Présentation des 2 livres de Tatiana Arfel présente au festival « A l’ombre des mots ». 2 livres aussi intéressants l’un que l’autre, très bien écrits sur des thèmes différents.

 

 

-« Le fou du tzar » de Jaan KROSS

 

Roman déjà ancien, prix du roman étranger en 1978 – auteur Estonien. Il ne faut pas s’arrêter au style châtié, avec de nombreuses descriptions. C’est un livre passionnant, avec du suspens, sur un fond historique (Russie début 20 ° siècle). C’est le journal d’un baron qui remet en cause le régime autocratique d’Alexandre 1er de Russie et propose une autre forme de régime plus démocratique.

 

 

-« Sortez vos cahiers de textes » l’intégrale des textes de Elie Kakou

 

Les textes des sketches désopilants de Elie Kakou, humoriste juif dont le personnage le plus connu est Madame Sarfati. Il faut le lire à haute voix pour retrouver toute la verve de ses personnages.

 

 

 

-« La terre qui penche » : de Carole Martinez

 

Le 3° livre de Carole Martinez, dans la même veine que « un cœur cousu » et « du domaine des murmures ». Au moyen âge, la jeune fille d’un hobereau est mariée, sans son consentement, avec le fil s d’un voisin : simplet mais aimant. Entre réalité et merveille, un conte comme sait si bien les écrire l’auteure.

 

Prochaine date du cercle de lecture :

 

Le mercredi 22 novembre à 19h30 à la bibliothèque de Cogny

 

A cette occasion, un bilan du cercle de lecture sera fait.

 

Venez nombreux

 

Cercle de lecture du 14 juin 2017

CR du cercle de lecture du 14 juin 2017 :

 

 

 

 

-« Caché dans la maison des fous » de Didier Daeninckx, édition Bruno Doucey :

 

Présenté par Sabine,

 

D. Daeninckx est un militant, engagé, journaliste, raconte l’histoire d’un asile de fous, en 43, devenu lieu de résistance en Lozère, et un lieu d’accueil de Denise Glaser, ancienne présentatrice TV, et poètes, artistes…(Eluard)

 

Lieu de psychiatrie hors norme.

 

 

-« L’amie prodigieuse » d’Elena Ferrante : Marceline

 

1er livre d’une série de 4, dont le dernier est en cours, auteur se cache sous un pseudo, italienne, travaille dans l’édition.

 

Histoire d’une amitié entre deux fillettes, dont l’une est cordonnière, et l’autre poursuit des études, l’une domine l’autre, dans un contexte d’Italie pauvre, à Naples,

 

Ce tome raconte l’enfant, le tome suivant l’adolescence…

 

 

-« L’enfer des sectes » de Gilbert Picard : Bernadette

 

Livre des années 80

 

Gilbert Picard a écrit des romans policiers, enquêtes…

 

Enquête sur les sectes, Moon, scientologie, et la manipulation,  le matraquage, de manière insidieuse, par le biais de crèches par exemple, montages financiers pour s’introduire dans des milieux, par le biais de la formation…

 

Actuellement, on parle de dérives sectaires

 

 

 

-« Dieu malgré lui : de Michel BENOIT » Maurice

 

M. Benoit est un biologiste, a été moine pendant 20 ans.

 

1ère partie : parle de Jésus qui, selon lui a existé et a fait quelque chose d’extraordinaire, mais ensuite a été déifié par les apôtres, tout de suite après sa mort

 

2ème partie : sur Bouddha, « l’éveillé », individu abouti, réalisé.

 

Les miracles sont les conséquences de leur évolution

 

Travail sur les textes anciens, réflexion et abord intéressant sur les religions

 

 

-« Des racontars arctiques » de John RIEL : Patrick

 

Farces, drôle, décalé, cocasse,

 

John Riel est Danois, a vécu au Groenland, vit actuellement en Malaisie

 

Fictions brèves avec anti-héros

 

« Pour changer un peu et se marrer un coup, lisez John Riel (Michel Polac)

 

 

-« Canada de Richard Ford » Agnès

 

Histoire de deux jumeaux, un frère, une sœur, abandonnés à leur sort lors de l’incarcération de leurs parents, suite à un cambriolage, la sœur fugue, et le garçon part au Canada, est recueilli chez un homme dans une cabane, récit de cette épopée

 

 

-« Nostromo : de Joseph Conrad » Pascale

 

Classique écrit en 1904, par J.Conrad, né en 1835 Ukraine, voyageur en mer, mort en 1924

 

Histoire d’une république d’Amérique Latine, totalement sortie de l’imaginaire de Conrad, avec ses guerres civiles, ses traitres, et l’impérialisme américain, le pouvoir de l’argent qui corrompt même les gens les plus honnêtes.

 

Un couple d’Anglais reprend la mine de San Tomé pour la faire fructifier, avec le héros principal : Nostromo, Notre homme…

 

Roman psychologique, poétique, philosophique, politique, écriture exigeante.

 

 

 

Prochaines dates :

 

Mercredi 27 septembre à 19h30 à Jarnioux

 

Mercredi 29 novembre à Cogny